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GUETTEURS

T-shirts de football solidifiés. Dimensions variables. 2021

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APPRIVOISER LE BITUME

Tapis laine, bitume. 170x200 cm. 2021

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APPRIVOISER LE BITUME

Habituellement utilisé pour recouvrir les routes, le bitume est ici coulé sur un tapis persan, lequel sert généralement à habiller le sol d’un espace domestique intérieur. C’est la rencontre et la perception immédiate et spontanée de deux matériaux-espaces.

GUETTEURS

Les Guetteurs est une série de t-shirts de foot solidifiés sur des moules, laissant deviner en creux la présence d’un regard dans l’obscurité du visage absent. Coquille vide et inquiétante, rappelant dans le drapé du tissu la tentative de dissimulation de l’identité, ces formes sans visages rejouent, par leur installation inaccessible en hauteur, le dispositif autoritaire de la vidéosurveillance. Le paradoxe d’un regard panoptique dissimulé dans ces formes quasi-humaines introduit l’impression d’être constamment surveillé comme une nouvelle manière de voir l’espace lui-même.

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HÉTÉROTOPIES

Béton, Capri Sun, Dalle Podotactile, boîtes de Capri Sun. 20x170x200. 2020

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HÉTÉROTOPIES

Ces hétérotopies sont des dalles de béton que l’on pourrait envisager tout à la fois comme des sculptures, des revêtements du sol ou des scènes et qui se font écho dans l’espace. La simplicité brute du béton dialogue avec des éléments faisant référence directement et discrètement à la perception quotidienne du sol de la rue que l’on foule. Il s’agirait presque d’avoir extrait une parcelle de la rue pour la poser là, en attente d’un regard l’érigeant comme une sculpture minimaliste, d’une attention remarquant les détails cachés, voire d’une projection mettant le sol en scène dans une performance à venir.

POSÉ SUR MA QUECHUA

Décorées de clous podotactiles, ces chaises caractéristiques deviennent des sculptures, pliées, dans l’attente d’un corps. Modifiées et ainsi posées dans un espace d’exposition, elles deviennent elles-mêmes des corps étranges, entre lieu commun et art.

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POSÉ SUR MA QUECHUA

 Chaises pliantes Décathlon, clous podotactiles. Dimensions variables. 2020
 

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GARDE-CORPS

 Grillage vert, Plexiglas.170x200x70 cm. 2021

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GARDE-CORPS

Utilisé pour protéger les espaces privés ou les terrains vagues le grillage est un matériau et un objet reconnaissable et assimilé à la circonscription de l’espace, notamment de la propriété. Le grillage est ici détourné par le remplacement en transparence du pli de renfort horizontal, la partie centrale du grillage. La possibilité du franchissement est contredite visuellement par la transparence et la fragilité induite de cette zone qui sert d’appui lorsqu’on l’escalade. Et, paradoxalement, la transparence introduisant visuellement le passage est contredite par la présence du matériau modifié.

SANS TITRE

Face à une rangée de trois chaises aux pieds métalliques rappelant les chaises classiques des cérémonies et autres évènements publics, le spectateur est invité à prendre place (ou non) sur ce faux mobiliers qui s’avère être en réalité le moule sculpté en résine d’une assise portant l’indentité d’un corps particulier en position d’attente.

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SANS TITRE

Résine

Résine polyester, acier, moquette. Dimensions variables. 2019

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PALPONS NOUS

Performance, plante verte en plastique, moquette, pieds de chaises, gestionnaire de file d'attente, caméras de vidéo surveillance factices, bouteilles d'eau, scotch anti dérapant. Dimensions variables. 2019

Dans cette installation, il s’agit d’évoquer les gestes de palpation opérés par les agents de sécurité à l’entrée de chaque lieu public. Mouvements répétitifs et automatiques éxécutés de façon protocolaire et dans une inlassable succession par des personnes formées, ils sont ici réorchestrés en une chorégraphie travaillée et réalisée par deux performeurs à l’intérieur d’un espace standardisé évoquant une salle de repos mais, paradoxalement, saturé par un dispositif de vidéo-surveillance. L’espace est envisagé comme un espace «disciplinaire» tant par les interventions chorégraphiques de palpations qui dépersonnalisent les rencontres des corps spectateur qui déambulent et du corps-machine du performeur-agent opérant la succession de gestes appris, que par la répétition des individus dans l’espace induite par le dispositif artistique et ses référents dans le monde réel.